Nos trois derniers albums sont parus après plus d’un an sans nouveauté. Nous avons pris du retard dans ces parutions car en novembre j’ai décidé de quitter notre diffuseur-distributeur Makassar et au vu de son redressement judiciaire depuis mai, c’était la bonne décision.
Eidola est fragile mais pas en danger financier. Cependant aujourd’hui, une autre question se pose : dans le contexte actuel, à quoi bon continuer à publier de nouveaux livres ?
LA LIGNE ÉDITORIALE
Depuis plusieurs années, j’explore des formats différents, d’autres façons de raconter, des livres qui ne rentrent pas toujours dans les cases habituelles et pour lesquels les librairies peinent à trouver un rayon approprié. Et parfois on découvre nos livres dans des rayons totalement improbables et inadaptés au lectorat.
LA LIBRAIRIE
Aujourd’hui les libraires commandent souvent nos livres en un seul exemplaire, sans aucun réassort une fois le livre vendu. Pire, je me suis aperçue que des libraires qui ont passé plusieurs commandes d’un titre (jusqu’à 5 fois), sur demande de clients, ne savent pas à quoi ressemble le livre. Nos chances au démarrage n’existent donc plus en librairie.
LA SURDIFFUSION
LA DIFFUSION-DISTRIBUTION
60% du prix de vente est retenu par la diffusion distribution et la librairie, et les chiffres de placement à la nouveauté sont en perpétuelle régression.
LES MÉDIATHÈQUES
Nous avons créé de belles lectures musicales scénographiées avec projections d’images, et des ateliers pour les plus jeunes, mais parvenir simplement jusqu’au bon interlocuteur peut demander une énergie folle pour très peu de retours.
LES ATTACHÉS DE PRESSE
LES RÉSEAUX SOCIAUX ET LES INFLUENCEURS
LE FINANCEMENT PARTICIPATIF
LES SUBVENTIONS
LES FESTIVALS
L’ADMINISTRATIF
LES COÛTS QUI EXPLOSENT
LES EXPOS ET ANIMATIONS
ALORS QUE VA-T-IL SE PASSER POUR EIDOLA À PRÉSENT ?
NOS LIVRES SERONT TOUJOURS DISPONIBLES !
Longue vie à Eidola éditions !
Delphine Rieu




